La maison est ouverte

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Prends le sentier
Derrière les jalousies des villageois
Le vent d’une seule main
Y secoue la forêt.
À la montagne, mets des ailes
Au mur, pense à elle.
Le diable fera claquer ses doigts
Et quand tu entendras le hurlement
Du loup tranchant la gorge du chien,
Tu verras alors les étoiles précises
Des feux sur l’autre rive.
La lune arrêtera sa course.
C’est le signal. Traverse.
La voie est libre comme toi.
Je t’envoie l’escorte de vierges.
Le mot de passe:
« Né pour aimer. »

suite….

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  1. Ils versent un pauvre miel
    Sur leurs mots pourris.
    Ils te parlent de pénurie
    Et sur ta faim, sur tes amis,
    Ils aiguisent leur appétit.

    Leur haleine brûle l’air
    Comme la chaux
    Sur le pain.

    La beauté que tu oses,
    Ils la saluent encore
    D’un grognement de porc
    Fouillant dans l’auge.
    Ils ont raison
    Comme des cadavres
    Et la vie les a coulés.

    Ils ont tout
    Mais ne sont
    Que le ciment du havre.

    Toi qui marches sur les tessons
    Du concret,
    Viens boire cette bouteille
    Pleine de clarté,
    Coulant comme un secret
    Sur les lèvres des amants.
    Sous l’aile du huard
    Le lac a calé.
    C’est le moment.

    Ce que tu trouves,
    Tu le gardes pour toi.
    « Ce qui n’est pas donné est perdu. »
    N’entends-tu pas battre ton coeur
    Dans le sourd tambour de la terre?

    Nous sommes les bêtes noires de l’ennui.
    C’est toi mon pain béni.
    Nous sommes la prairie,
    Le feu, le vent.
    Et nous sommes vivants.

    Il est temps d’apaiser
    Cette fleur de la peur
    Qu’on appelle le monde.
    Nous sommes cueilleurs,
    Le fruit est la Loi.
    C’est nous le roi
    Tout est là.

    Le reste meurt ailleurs
    Au fond de voûtes carsidérales.

    Un chant millénaire monte dans l’air.
    La lampe, la nuit, le lit t’attendent.
    Viens voir jusqu’où
    Le ciel peut couler
    Quand la terre est une offrande.

    Et sur la nappe de toile
    Tendue comme une voile,
    Un navire de paix.

    La maison est ouverte.
    Les femmes-corsaires
    Ont mis le feu
    Aux galères de la nuit,
    L’armateur aux enfers
    Le capitaine aux fers
    J’éteins le phare,
    La fanfare dort
    On peut parler.

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