Archives d’Auteur: emmy1952

Les histoires derrières les chansons

Par défaut

https://soundcloud.com/user5795910/1-les-histoires-derrieres-les

/…
Il a fallu que je rencontre sa fille, Elsa St-Denis pour qu’elle me raconte la vraie histoire.
Elle dit :
« Mon père a fait un retour à la terre à la fin des années 70 et lorsqu’il est entré dans la grange, il a vu tout au fond, une ombre. Il s’est approché et il a découvert un vieux cheval, malade. Et lorsqu’il l’a regardé dans les yeux, il s’est reconnu et ça lui a inspiré la chanson …….
À goût de grelots, à son de whisky »


https://soundcloud.com/user5795910/2-ayoye

Ayoye

Ayoye tu m’fais mal
À mon cœur d’animal
L’immigré de l’intérieur
Tu m’provoques des douleurs
Tu m’fais mal au cœur

Nous ne sommes pas pareils
Et pis pourtant on s’émerveille
Au même printemps
À la même lune
Aux mêmes coutumes
Nous retournerons ensembles
Comme cendres
Au même soleil

Si le vent frappe à ma porte
Pour m’annoncer le réveillon
Je partirai comme marmotte
Au soleil à ses premiers rayons

Parmi les roseaux
Cueillir l’oiseau du paradis
À goût de grelots
À son de whisky
Chanter la toune
Comme papillon qui tourne

Ayoye, tu m’fais mal
À mon cœur d’animal

Interprète: Mario St-Amand (22 Câline de blues)

Tout le monde en même temps

Par défaut

Si on soulevait la poussière / Debout la face au vent / Est-ce qu’on retrouverait tous nos repères
Mais ou sont les règles du jeu / Qu’on y mette le feu
Si on sortait de notre tanière / Bien avant le printemps / Est-ce que ça ferait plus de lumière
Mais ou sont les règles du jeu / Qu’on y mette le feu
On joue au solitaire / Tout le monde en même temps
Si on mettait les mains en l’air / En voyant le montant / Est-ce que ça ferait rire la caissière
Mais ou sont les règles du jeu / Qu’on y mette le feu
On joue au solitaire / Tout le monde en même temps
Et si tout le monde en même temps / Ouvrait sa fenêtre / On avalerait la tempête
Et si tout le monde en même temps / Bâillonnait la guerre / En s’frenchant sous les ponts couverts
Si on décidait d’le faire / Si on faisait marche arrière / Pour reprendre notre élan /

Est-ce que l’on éviterait le cratère / Mais ou sont les règles du jeu / Qu’on y mette le feu
On joue au solitaire / Tout le monde en même temps
Et si tout le monde en même temps / Likait Jupiter / On serait bien moins terre-à-terre
Et si tout le monde en même temps / Se serrait la main / Il ferait beau demain matin
Et si tout le monde en même temps / Se lâchait le nombril / Ça effacerait bien des ‘Si’
Si tu me prenais dans tes bras / Si je te disais pourquoi pas / On pourrait commencer par là

Clairière

Par défaut

Je sens l’appui léger de l’air sur ma peau. J’ai soif d’ouvrir les fenêtres qui me séparent de la mer et du ciel, des arbres et des vastes champs. J’ai soif de voir la magie de la lumière, de respirer les fleurs du jardin, les herbes fraîches, de toucher la terre et d’empoigner tout le réel.

Nous sommes entourés de présences – arbres, maisons, ponts, océans, – qui nous rappellent l’impermanence mais aussi l’union, la distance et la séparation mais aussi la proximité, le visible mais aussi l’invisible. L’ ici est un tourbillon d’intensités qui nous appellent et à travers lequel nous approchons l’inaccessible, et nous sommes portés au-delà d’une fracture originelle avec le monde.

À  la limite de nous-mêmes, on découvre le sans limite. Cette clairière de l’être, c’est l’Ouvert.  On y célèbre l’existence comme chant, l’inexprimable comme monde de présences,  et l’on s’abandonne à cette respiration des choses transfigurées,  à ce lieu où,  enfin,  Tout est Un.

Nous sommes des êtres de liens, mais l’on doit comprendre la nature de ces liens qui ne sont pas attachement mais résonance. Ne rien tenir, parce que rien n’est fait pour qu’on s’y tienne.

L’ Ouvert, ce lieu où l’on consent  à ce qui est, où l’on se détache pour enfin atteindre la présence, nous révèle notre lien véritable, lien sans attache, espace intérieur où l’on s’avère totalement libre, et où il n’y a jamais de rupture mais ouverture  et  transformation.

Cet Ouvert qui fusionne le proche et le lointain, accorde l’éphémère et l’éternité, les mondes intérieur  et extérieur, et où l’on touche enfin au sentiment d’être uni à la totalité, et où s’accomplit  la transformation. Ce lieu,  « je le porte en moi-même » : c’est le cœur. C’est là que se trouve la clairière de l’être. Lieu sans bord, noyau éclaté de soi-même : là je suis, là je vais. Ainsi puis-je franchir la limite.

L’accomplissement de l’Amour devient alors ce qui révèle l’infini, en porte l’essence et permet de laisser entrer le monde par tous les pores. Aimer, être aimé, dans le détachement, le dépassement de ce qui éloigne et sépare, dans l’union avec le Tout, le consentement, la pure célébration de l’Amour sans objet, sans visage. La force ardente,  l’embrasement, la flèche qui touche au-delà de sa cible. On ne sent plus le manque au-dehors mais plutôt le plein au –dedans.

Notre vision du monde tient en partie à une certaine inclinaison de notre être et, selon nos mouvements internes, les figures se modifient. On cherche, on désire plus que  tout  l’éclaircie qui mène vers l’Autre et, ce faisant, vers un agrandissement de notre être. Toute vie repose sur sa capacité de transformation. L’ Amour se penche sur la faille, la dévoile et l’éprouve : c’est l’espace nécessaire à la métamorphose.

L’étreinte des vents, Hélène Dorion,

Les Presses de l’Université de Montréal

Grains de nacre

Par défaut

Ce collier, c’est pour effacer la fatigue du voyage
Ce collier, c’est pour enterrer la hache de la guerre
Ce collier, c’est pour allumer le feu de la paix
Hé Hé

Grains de nacre, quelques perles sur une ficelle
Tant de beauté lisse et frêle
Grains de nacre dans un monde effrayé
Que la pureté de nos cœurs pour nous protéger
Ce collier pour nourrir tous nos frère, toutes nos sœurs
La foret, l’eau pure et l’aigle malin
Ce collier pour combattre l’ignorance de ceux qui veulent dominer
Hé Hé

Grains de nacre, quelques perles sur une ficelle
Tant de beauté lisse et frêle
Grains de nacre, dans un monde effrayé
Que la pureté de nos cœurs pour nous protéger
Ce collier, c’est pour honorer la mémoire de nos parents
Ce collier, c’est pour honorer l’avenir de nos enfants
Ce collier, c’est pour honorer chacun de la tribu
L’humanité comme des grains de nacre sur un collier
Hé Hé

Paroles de Zachary Richard pour son ami Florent Vollant qui en a fait la musique  et l’interprétation.

L’amour d’un fils pour son père

Par défaut

À un ami qui accompagne son père malade.

Ce n’est ni la fin ni le début qui est important.Tout ce qui se passe entre vous deux au moment ou vous êtes ensemble… c’est ça qui est important.

Que chaque moment, que chaque regard, que chaque parole soit si riche de sens entre vous deux , que même absent, ton père sera encore là avec toi. Courage!

J’inviterai l’enfance

Par défaut

J’INVITERAI L’ENFANCE
Paroles et musique: Félix Leclerc


J’inviterai l’enfance à s’attarder le temps qu’il faut
Qu’elle empoche des images pour les soirées d’hiver
Pour les longues, longues heures de l’adulte
Qui n’en finit pas de pousser sur l’ennui
Deux clairons dans tes bagages, un air de flûte
Une botte de légumes, du vin, le sourire de quelqu’un mort
Une trace qui mène à l’île perdue
Un anneau d’or
Un masque drôle

Quand absent est l’amour et que tes frères sont morts
Quand présent est le vide et que la nuit demeure
Les rêves sont bien nécessaires
Et les enfants nouveaux poseront dans la main de l’homme seul
Les leurs ouvertes
Chaudes et nues
J’inviterai l’enfance à s’attarder le temps qu’il faut

Nous aurons

Par défaut

Saurons-nous renoncer au connu pour aller vers les promesses que notre cœur pressent


Nous aurons des corbeilles pleines
De roses noires pour tuer la haine
Des territoires coulés dans nos veines
Et des amours qui valent la peine

Nous aurons tout ce qui nous manque
Des feux d’argent aux portes des banques
Des abattoirs de millionnaires
Des réservoirs d’années-lumière

Nous aurons des corbeilles pleines
De roses noires pour tuer la haine
Des territoires coulés dans nos veines
Et des amours qui valent la peine

Nous aurons tout ce qui nous manque
Des feux d’argent aux portes des banques
Des abattoirs de millionnaires
Des réservoirs d’années-lumière

Et s’il n’y a pas de lune
Nous en ferons une.

La maison est ouverte

Par défaut


Prends le sentier
Derrière les jalousies des villageois
Le vent d’une seule main
Y secoue la forêt.
À la montagne, mets des ailes
Au mur, pense à elle.
Le diable fera claquer ses doigts
Et quand tu entendras le hurlement
Du loup tranchant la gorge du chien,
Tu verras alors les étoiles précises
Des feux sur l’autre rive.
La lune arrêtera sa course.
C’est le signal. Traverse.
La voie est libre comme toi.
Je t’envoie l’escorte de vierges.
Le mot de passe:
« Né pour aimer. »

suite….

Immortel Glósóli – Sigur Ros

Par défaut

Maintenant éveillé
Tout semble différent
Comme au matin, au sortir d’un rêve

Elle est ici et avec le soleil
Mais là où vous êtes.

Où que vous alliez
Elle est là
Du fond de la rue
Aux étoiles

Je me réveille
Cheveux ébouriffés
Collés à mon intensité
Le cœur battant et

Dépose ce que j’ai trouvé

Et vous êtes ici
Immortel

Et vous êtes ici
Immortel

Et vous êtes ici
Immortel

Et vous êtes ici

Traduction maison

Les Yankees

Par défaut

Richard Desjardins
LES YANKEES

Kota Tanka
La nuit dormait dans son verseau, les chèvres buvaient au Rio
Nous allions au hasard, et nous vivions encore plus fort
Malgré le frette et les barbares

Nous savions qu’un jour ils viendraient, à grands coups d’axes
À coups de taxes nous traverser le corps de bord en bord
Nous les derniers humains de la terre

Le vieux Achille a dit: À soir c’est un peu trop tranquille
Amis, laissez-moi faire le guet
Allez! Dormez en paix!

Ce n’est pas le bruit du tonnerre ni la rumeur de la rivière
Mais le galop de milliers de chevaux en course dans l’oeil du guetteur
Et tout ce monde sous la toile qui dort dans la profondeur
Réveillez-vous! Voilà les Yankees, voilà les Yankees
Easy come, Wisigoths, voilà les Gringos!

Ils débarquèrent dans la clairière et disposèrent leurs jouets de fer
L’un d’entre eux loadé de guns s’avance et pogne le mégaphone

Nous venons de la part du Big Control, son laser vibre dans le pôle
Nous avons tout tout tout conquis jusqu’à la glace des galaxies
Le président m’a commandé de pacifier le monde entier
Nous venons en amis
Maintenant assez de discussion et signez-moi la reddition
Car bien avant la nuit, nous regagnons la Virginie!
Voilà les Yankees, voilà les Yankees
Easy come, Wisigoths, Voilà les Gringos!

Alors je compte jusqu’à trois et toutes vos filles pour nos soldats
Le grain, le chien et l’uranium, l’opium et le chant de l’ancien
Tout désormais nous appartient
Et pour que tous aient bien compris, je compterai deux fois
Et pour les news de la NBC
Tell me my friend, qui est le chef ici? Et qu’il se lève!

Et le soleil se leva

Hey Gringo! Escucha me, Gringo!
Nous avons traversé les continents, des océans sans fin
Sur des radeaux tressés de rêves
Et nous voici devant vivants, fils de soleil éblouissant
La vie dans le reflet d’un glaive

America, America, ton dragon fou s’ennuie
Amène-le que je l’achève
Caligula, ses légionnaires
Ton président, ses millionnaires
Sont pendus au bout de nos lèvres

Gringo! T’auras rien de nous
De ma mémoire de titan, mémoire de ‘tit enfant
Ça fait longtemps que je t’attends
Gringo! Va-t-en! Va-t-en
Allez Gringo! Que Dieu te blesse!

La nuit dormait dans son verseau, les chèvres buvaient au Rio
Nous allions au hasard et nous vivions encore plus fort
Malgré le frette et les barbares