Archives de Catégorie: Poèmes

Mots Musicaux et Mots jolis, Mots de Couleurs qui peignent les Gris de la Vie.

Douce Bohème

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Ma Bohème

                 de Rimbaud

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

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Tiédeur du printemps

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Mésange d'hiver

Je suis sortie pour sentir les dernières gouttes de  pluie
Et je suis restée là, dehors, un petit moment.
Le soleil perçait les fins nuages, très légèrement,
Tel un éclat de rire, alors, en retour j’ai souris.

D’un envol innocent, une mésange se posa
Juste sur cette branche tout prêt devant moi.
Elle me salut d’un petit chant aigu, et à nouveau s’envola.
Se peut-il que la tiédeur du printemps revienne déjà?

Grains de nacre

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Ce collier, c’est pour effacer la fatigue du voyage
Ce collier, c’est pour enterrer la hache de la guerre
Ce collier, c’est pour allumer le feu de la paix
Hé Hé

Grains de nacre, quelques perles sur une ficelle
Tant de beauté lisse et frêle
Grains de nacre dans un monde effrayé
Que la pureté de nos cœurs pour nous protéger
Ce collier pour nourrir tous nos frère, toutes nos sœurs
La foret, l’eau pure et l’aigle malin
Ce collier pour combattre l’ignorance de ceux qui veulent dominer
Hé Hé

Grains de nacre, quelques perles sur une ficelle
Tant de beauté lisse et frêle
Grains de nacre, dans un monde effrayé
Que la pureté de nos cœurs pour nous protéger
Ce collier, c’est pour honorer la mémoire de nos parents
Ce collier, c’est pour honorer l’avenir de nos enfants
Ce collier, c’est pour honorer chacun de la tribu
L’humanité comme des grains de nacre sur un collier
Hé Hé

Paroles de Zachary Richard pour son ami Florent Vollant qui en a fait la musique  et l’interprétation.

J’inviterai l’enfance

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J’INVITERAI L’ENFANCE
Paroles et musique: Félix Leclerc


J’inviterai l’enfance à s’attarder le temps qu’il faut
Qu’elle empoche des images pour les soirées d’hiver
Pour les longues, longues heures de l’adulte
Qui n’en finit pas de pousser sur l’ennui
Deux clairons dans tes bagages, un air de flûte
Une botte de légumes, du vin, le sourire de quelqu’un mort
Une trace qui mène à l’île perdue
Un anneau d’or
Un masque drôle

Quand absent est l’amour et que tes frères sont morts
Quand présent est le vide et que la nuit demeure
Les rêves sont bien nécessaires
Et les enfants nouveaux poseront dans la main de l’homme seul
Les leurs ouvertes
Chaudes et nues
J’inviterai l’enfance à s’attarder le temps qu’il faut

Nous aurons

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Saurons-nous renoncer au connu pour aller vers les promesses que notre cœur pressent


Nous aurons des corbeilles pleines
De roses noires pour tuer la haine
Des territoires coulés dans nos veines
Et des amours qui valent la peine

Nous aurons tout ce qui nous manque
Des feux d’argent aux portes des banques
Des abattoirs de millionnaires
Des réservoirs d’années-lumière

Nous aurons des corbeilles pleines
De roses noires pour tuer la haine
Des territoires coulés dans nos veines
Et des amours qui valent la peine

Nous aurons tout ce qui nous manque
Des feux d’argent aux portes des banques
Des abattoirs de millionnaires
Des réservoirs d’années-lumière

Et s’il n’y a pas de lune
Nous en ferons une.

La maison est ouverte

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Prends le sentier
Derrière les jalousies des villageois
Le vent d’une seule main
Y secoue la forêt.
À la montagne, mets des ailes
Au mur, pense à elle.
Le diable fera claquer ses doigts
Et quand tu entendras le hurlement
Du loup tranchant la gorge du chien,
Tu verras alors les étoiles précises
Des feux sur l’autre rive.
La lune arrêtera sa course.
C’est le signal. Traverse.
La voie est libre comme toi.
Je t’envoie l’escorte de vierges.
Le mot de passe:
« Né pour aimer. »

suite….

Immortel Glósóli – Sigur Ros

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Maintenant éveillé
Tout semble différent
Comme au matin, au sortir d’un rêve

Elle est ici et avec le soleil
Mais là où vous êtes.

Où que vous alliez
Elle est là
Du fond de la rue
Aux étoiles

Je me réveille
Cheveux ébouriffés
Collés à mon intensité
Le cœur battant et

Dépose ce que j’ai trouvé

Et vous êtes ici
Immortel

Et vous êtes ici
Immortel

Et vous êtes ici
Immortel

Et vous êtes ici

Traduction maison

Les Yankees

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Richard Desjardins
LES YANKEES

Kota Tanka
La nuit dormait dans son verseau, les chèvres buvaient au Rio
Nous allions au hasard, et nous vivions encore plus fort
Malgré le frette et les barbares

Nous savions qu’un jour ils viendraient, à grands coups d’axes
À coups de taxes nous traverser le corps de bord en bord
Nous les derniers humains de la terre

Le vieux Achille a dit: À soir c’est un peu trop tranquille
Amis, laissez-moi faire le guet
Allez! Dormez en paix!

Ce n’est pas le bruit du tonnerre ni la rumeur de la rivière
Mais le galop de milliers de chevaux en course dans l’oeil du guetteur
Et tout ce monde sous la toile qui dort dans la profondeur
Réveillez-vous! Voilà les Yankees, voilà les Yankees
Easy come, Wisigoths, voilà les Gringos!

Ils débarquèrent dans la clairière et disposèrent leurs jouets de fer
L’un d’entre eux loadé de guns s’avance et pogne le mégaphone

Nous venons de la part du Big Control, son laser vibre dans le pôle
Nous avons tout tout tout conquis jusqu’à la glace des galaxies
Le président m’a commandé de pacifier le monde entier
Nous venons en amis
Maintenant assez de discussion et signez-moi la reddition
Car bien avant la nuit, nous regagnons la Virginie!
Voilà les Yankees, voilà les Yankees
Easy come, Wisigoths, Voilà les Gringos!

Alors je compte jusqu’à trois et toutes vos filles pour nos soldats
Le grain, le chien et l’uranium, l’opium et le chant de l’ancien
Tout désormais nous appartient
Et pour que tous aient bien compris, je compterai deux fois
Et pour les news de la NBC
Tell me my friend, qui est le chef ici? Et qu’il se lève!

Et le soleil se leva

Hey Gringo! Escucha me, Gringo!
Nous avons traversé les continents, des océans sans fin
Sur des radeaux tressés de rêves
Et nous voici devant vivants, fils de soleil éblouissant
La vie dans le reflet d’un glaive

America, America, ton dragon fou s’ennuie
Amène-le que je l’achève
Caligula, ses légionnaires
Ton président, ses millionnaires
Sont pendus au bout de nos lèvres

Gringo! T’auras rien de nous
De ma mémoire de titan, mémoire de ‘tit enfant
Ça fait longtemps que je t’attends
Gringo! Va-t-en! Va-t-en
Allez Gringo! Que Dieu te blesse!

La nuit dormait dans son verseau, les chèvres buvaient au Rio
Nous allions au hasard et nous vivions encore plus fort
Malgré le frette et les barbares

Des papillons…

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Autrefois jolie chenille affamée de verdure,

Tu butines aujourd’hui une à une les fleurs de la pâture.

Tu as du me prendre pour l’une d’entres elles,

Tu a marché dans la jungle des petits poils de mon bras.

Tu a chatouillé de tes antennes et de ta langue le bout de mon doigt.

Puis quand le vent s’est levé et qu’il a taquiné tes ailes,

Tu t’es envolé…


Quand tes yeux me touchent

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Quand tes yeux me touchent
Je suis le galop d’une étoile
Je suis la clé des rêves
Je suis un nuage à voile
Je suis le vent qui lève
Je suis une bulle d’aurore
Une pièce en or
Ou le début d’un roman

Je ne suis qu’un enfant qui rêve en grand
Tant pis,  je t’aime….

Mot y es-tu?, Megêve 1990