Archives de Tag: amitié

Donner de sa différence

Par défaut
Publicités

Grains de nacre

Par défaut

Ce collier, c’est pour effacer la fatigue du voyage
Ce collier, c’est pour enterrer la hache de la guerre
Ce collier, c’est pour allumer le feu de la paix
Hé Hé

Grains de nacre, quelques perles sur une ficelle
Tant de beauté lisse et frêle
Grains de nacre dans un monde effrayé
Que la pureté de nos cœurs pour nous protéger
Ce collier pour nourrir tous nos frère, toutes nos sœurs
La foret, l’eau pure et l’aigle malin
Ce collier pour combattre l’ignorance de ceux qui veulent dominer
Hé Hé

Grains de nacre, quelques perles sur une ficelle
Tant de beauté lisse et frêle
Grains de nacre, dans un monde effrayé
Que la pureté de nos cœurs pour nous protéger
Ce collier, c’est pour honorer la mémoire de nos parents
Ce collier, c’est pour honorer l’avenir de nos enfants
Ce collier, c’est pour honorer chacun de la tribu
L’humanité comme des grains de nacre sur un collier
Hé Hé

Paroles de Zachary Richard pour son ami Florent Vollant qui en a fait la musique  et l’interprétation.

L’ami(e)

Par défaut

La sensibilité est une disposition à l’ouverture, à l’accueil de ce qui peut advenir; elle est une porte qui ne dit en fait que la possibilité que l’on a de l’ouvrir mais rien du lieu où l’on entrera. Entre l’amour et l’amitié, tant d’aspérités semblent incliner  notre être tantôt vers l’autre que, le plus souvent, on ne sait pas ce don notre sentiment est empreint, mais il est là, intense, souverain. Et il devient inutile de tenter de nommer, d’identifier ce qui cherche à demeurer innommé.

Comment définir de manière satisfaisante les mots je t’aime?

Comment désigner toutes les nuances, les degrés de lumière et de gris entre l’amour et l’amitié? Comment percevoir les aspérités du visible et lire jusqu’ à l’invisible?

Le feu de la transformation ne peut être traversé que dans la solitude. Mais si elle seule m’apprend à comprendre et à abandonner mes peurs, l’Ami(e) surgit au moment ou je voudrais relâcher l’étreinte fragile et céder au vide, me tend la main, murmure quelques mots, pose sa tête sur l’oreiller froid, coupe le pain, recueille les doutes , les vastes tristesses, ne dit rien et cela suffit, Tout est là, au plus près, au plus creux des bras, au cœur des jours, et je découvre l’amitié comme le plus précieux des liens. Je regarde l’Ami(e) qui ouvre portes et fenêtres de la maison et soudain je sais : j’ai traversé le feu.


Je ne peux pas abandonner renoncer à atteindre l’autre rive. – je ne suis pas seule. L’Ami(e) m’accompagne, ne me quitte pas des yeux, ne me quitte pas du cœur, Tend comme une main, la passerelle entre les rives, pointe du doigt l’invisible lueur, touche la douleur et l’apaise.

Ils sont deux, ils sont quatre puis six, ils témoignent de l’éclaircie qui peut émerger de l’obscurité, du mouvement qui traverse l’invisible; bientôt ils seront plus de quinze autour de la table ou l’on célébrera le recommencement de la vie, les printemps toujours possibles.

L’amitié permet de préserver le léger à travers la gravité. Et si je n’occulte pas les dons qui me sont offerts à travers la douleur, je vois l’Ami(e) qui m’apprend ce que j’ignorais encore de l’amour.

Je ne sais pas le chemin – on ne sait rien des chemins, mais à mes cotés quelqu’un m’invite à avancer.


Hélène Dorion – L’étreinte des vents – Les presses de l’Université de Montréal

Comme les deux doigts de la main

Par défaut

 

 

 

 

 

 

Comme les deux doigts de la main
Ensemble depuis toujours,
Peu importe la distance,
dans tous les moments,
Les meilleurs et les pires
On se comprend, on ne se juge pas
Il y aura toujours un lieu pour toi et moi
Pour nos jeux, nos sourires, nos confidences
Une forêt de tendresses,
Un sanctuaire pour nous reposer
On se sait l’un pour l’autre
Notre amitié traverse les ages
Je t’ai reconnu, et tu me reconnaîtra.

La Forêt

Par défaut

Relaxation Sounds of the Forest (Extended)– thème sur la forêt

 

 

 

 

 

L’amitié, se pratique dans la plus grande modération d’action,

comme lorsque tu traverses une forêt, ce qui est important,

ce n’est pas ce que tu vas y voir, y faire.

Le plus important

c’est de laisser le moins de traces possible de ton passage.

Ainsi se veut mon amitié, respecter l’autre pour ce qu’il veut être,

et n’y rien ajouter qu’il veuille te prendre de son gré.

Un bon ami doit savoir me voler, car je ne lui donnerai rien.

 

Je suis l’ami qui se terre dessous les feuillages des chênes,

l’ami qu’on ne voit pas ou très furtivement,

celui que l‘on croit toujours absent,

mais qui ne l’est pas.

 

Ron Uribe