Archives de Tag: vie

Trois petits oiseaux

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by Dave and Trey.

« Don’t worry about a thing, 
‘Cause every little thing gonna be all right. 
Singin’: « Don’t worry about a thing, 
‘Cause every little thing gonna be all right! » 

Rise up this mornin’, 
Smiled with the risin’ sun, 
Three little birds 
Pitch by my doorstep 
Singin’ sweet songs 
Of melodies pure and true, 
Sayin’, (« This is my message to you-ou-ou: ») 

Singin’: « Don’t worry ’bout a thing, 
‘Cause every little thing gonna be all right. » 
Singin’: « Don’t worry (don’t worry) ’bout a thing, 
‘Cause every little thing gonna be all right! » 

Rise up this mornin’, 
Smiled with the risin’ sun, 
Three little birds 
Pitch by my doorstep 
Singin’ sweet songs 
Of melodies pure and true, 
Sayin’, « This is my message to you-ou-ou: » 

Singin’: « Don’t worry about a thing, worry about a thing, oh! 
Every little thing gonna be all right. Don’t worry! » 
Singin’: « Don’t worry about a thing » – I won’t worry! 
« ‘Cause every little thing gonna be all right. » 

Singin’: « Don’t worry about a thing, 
‘Cause every little thing gonna be all right » – I won’t worry! 
Singin’: « Don’t worry about a thing, 
‘Cause every little thing gonna be all right. » 
Singin’: « Don’t worry about a thing, oh no! 
‘Cause every little thing gonna be all right!

L’amour d’un fils pour son père

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À un ami qui accompagne son père malade.

Ce n’est ni la fin ni le début qui est important.Tout ce qui se passe entre vous deux au moment ou vous êtes ensemble… c’est ça qui est important.

Que chaque moment, que chaque regard, que chaque parole soit si riche de sens entre vous deux , que même absent, ton père sera encore là avec toi. Courage!

J’inviterai l’enfance

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J’INVITERAI L’ENFANCE
Paroles et musique: Félix Leclerc


J’inviterai l’enfance à s’attarder le temps qu’il faut
Qu’elle empoche des images pour les soirées d’hiver
Pour les longues, longues heures de l’adulte
Qui n’en finit pas de pousser sur l’ennui
Deux clairons dans tes bagages, un air de flûte
Une botte de légumes, du vin, le sourire de quelqu’un mort
Une trace qui mène à l’île perdue
Un anneau d’or
Un masque drôle

Quand absent est l’amour et que tes frères sont morts
Quand présent est le vide et que la nuit demeure
Les rêves sont bien nécessaires
Et les enfants nouveaux poseront dans la main de l’homme seul
Les leurs ouvertes
Chaudes et nues
J’inviterai l’enfance à s’attarder le temps qu’il faut

Chacun sa vie

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C’est votre vie et la votre seulement.
Il se peut que quelqu’un ou plusieurs soient à vos côtés, qu’ils partagent vos expériences de vie, mais peu importe ce qu’ils en disent, personne d’autre que vous ne peut vivre votre vie. Il n’y a que vous aux commandes, arrétez de vous plaindre, arrétez d’attendre des autres. Il est temps de vivre, là maintenant, pour vous-même.

L’ami(e)

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La sensibilité est une disposition à l’ouverture, à l’accueil de ce qui peut advenir; elle est une porte qui ne dit en fait que la possibilité que l’on a de l’ouvrir mais rien du lieu où l’on entrera. Entre l’amour et l’amitié, tant d’aspérités semblent incliner  notre être tantôt vers l’autre que, le plus souvent, on ne sait pas ce don notre sentiment est empreint, mais il est là, intense, souverain. Et il devient inutile de tenter de nommer, d’identifier ce qui cherche à demeurer innommé.

Comment définir de manière satisfaisante les mots je t’aime?

Comment désigner toutes les nuances, les degrés de lumière et de gris entre l’amour et l’amitié? Comment percevoir les aspérités du visible et lire jusqu’ à l’invisible?

Le feu de la transformation ne peut être traversé que dans la solitude. Mais si elle seule m’apprend à comprendre et à abandonner mes peurs, l’Ami(e) surgit au moment ou je voudrais relâcher l’étreinte fragile et céder au vide, me tend la main, murmure quelques mots, pose sa tête sur l’oreiller froid, coupe le pain, recueille les doutes , les vastes tristesses, ne dit rien et cela suffit, Tout est là, au plus près, au plus creux des bras, au cœur des jours, et je découvre l’amitié comme le plus précieux des liens. Je regarde l’Ami(e) qui ouvre portes et fenêtres de la maison et soudain je sais : j’ai traversé le feu.


Je ne peux pas abandonner renoncer à atteindre l’autre rive. – je ne suis pas seule. L’Ami(e) m’accompagne, ne me quitte pas des yeux, ne me quitte pas du cœur, Tend comme une main, la passerelle entre les rives, pointe du doigt l’invisible lueur, touche la douleur et l’apaise.

Ils sont deux, ils sont quatre puis six, ils témoignent de l’éclaircie qui peut émerger de l’obscurité, du mouvement qui traverse l’invisible; bientôt ils seront plus de quinze autour de la table ou l’on célébrera le recommencement de la vie, les printemps toujours possibles.

L’amitié permet de préserver le léger à travers la gravité. Et si je n’occulte pas les dons qui me sont offerts à travers la douleur, je vois l’Ami(e) qui m’apprend ce que j’ignorais encore de l’amour.

Je ne sais pas le chemin – on ne sait rien des chemins, mais à mes cotés quelqu’un m’invite à avancer.


Hélène Dorion – L’étreinte des vents – Les presses de l’Université de Montréal

Cet amour…

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Cet amour,

Il est ce flux d’énergies,
d’ondes, de vibrations,
Un dialogue de toi à moi,
De cet arbre à l’écureuil,
à l’oiseau sur sa branche,
De son chant à nos oreilles,
De la goutte d’eau sur ta peau à ses pores,
Et ta sueur qui s’y mêle,
Du soleil à la chlorophylle de cette feuille,
de cette cellule à celle-ci et à toutes ses voisines.
Il est partout cet amour…

Un amour qui n’attend rien que cet échange,
Cette relation,

Il est la Vie!

Pourquoi donc te sens-tu seul?
Pourquoi rester dans cet isolement?

Et ce dialogue commence toujours dans la Reconnaissance.

Et je te vois. Me vois-tu?

La pointe d’aiguille du présent

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Des vents forts secouent le paysage. Bientôt on ne distinguera ni le ciel ni la mer, on ne pourra dire voilà, c’est le ciel, voilà c’est la mer.
Je m’assoie devant la fenêtre. Je regarde cette vie qui trouble la vie, la transforme pour qu’elle s’agrandisse. Le temps passe. A nouveau je retrouve l’exacte sensation du temps suspendu au-dessus de mes pas. Je tiens sur la pointe d’aiguille du présent. Il n’y a ni passé ni futur, juste cette présence à laquelle je peux accéder, ce royaume de possibles. Tout est là, au bout de mes doigts, de mon âme, le plus petit instant contient l’univers entier, sa force et sa vulnérabilité.

Manger, dormir. Aller vers le vivant, vers l’aube qui perce le ciel, laisser le vent effleurer doucement ma peau, écouter le silence qui remue. Recommencer. Ne pas refuser la vie mais plutôt choisir chaque mouvement. Ne pas renoncer à la quête de l’Autre, mais ne pas s’y perdre pour autant. Ne pas chercher un abri- qui ne serait jamais qu’illusoire et signifierait la mort, sous diverses formes, mais entrer plutôt dans le noyau même de la vie qui peu encore s’ouvrir.

Je ne peux abandonner, laisser se refermer les innombrables chemins qui sont autant de potentialités devant moi. Je ne peux renoncer à atteindre le rivage.
Dans un monde de matière nommé réalité et fondé sur d’incessantes mutations, la mort – à travers ses diverses figures – est l’accomplissement de la transformation. Elle est aussi incontournable que le cours du fleuve, aussi nécessaire que la vie même.
Le temps s’est arrêté. Il n’y a plus d’histoire. Plus d’expérience. Tout devient un vaste champ d’énergie qui nous rappelle que le monde, loin de n’être que ce que nous en percevons, constitue plutôt un  »flux continu » en état de changement constant.

Hélène Dorion  – L’étreinte des vents P U M